mardi 20 octobre 2009
Hannibal à Vaux-le-Vicomte
Publié par
Roumi
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20.10.09
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pensée(s)
Catégorie(s) : Architecture, France, Histoire, Sculpture
dimanche 11 octobre 2009
Une drôle de madeleine...
Je songeais innocemment à ces stalagmites d'amour quand m'est revenu mon premier souvenir gourmand. Un gâteau que ma rose apportait quand elle venait me voir ; il m'a suffi de songer à ce gâteau, de penser aux circonstances, toujours identiques, qui ont conduit à sa dégustation pour me faire sombrer immédiatement dans un profond émoi, une passion mélancolique au goût amer puisqu'elle ne se conjugue plus désormais qu'au passé.
C'est encore à ma rose que je dois finalement le deuxième souvenir gourmand, celui d'une curieuse pâtisserie française qui ne se fait plus guère malgré son originalité et le succès qu'elle remportait aisément auprès des enfants : il s'agit d'un cochon. Ce gâteau est constitué d'un biscuit roulé garni de confiture et recouvert de pâte d'amande rose ; on rajoute une tête, des oreilles et la queue en pâte d'amande ainsi qu'un peu de chocolat pour les yeux et la bouche, éventuellement aussi les narines. C'est un gâteau très amusant à voir et à manger, très bon aussi.
L'ironie c'est que mes parents, pour faire plaisir à mes sœurs et moi-même, ont eu le plus grand mal à trouver une pâtisserie qui fabrique encore ce gâteau... et c'est chez un boulanger-pâtissier d'origine tunisienne qu'ils ont pu en acheter. Voilà alors je remercie beaucoup ce Tunisien d'avoir de ses mains rendu possible cette petite régression temporaire dans mon enfance, ce qui m'a permis également de penser à ma rose chérie que je cherche souvent parmi les étoiles.

P.S. Cette note est écrite à la lumière d'une bougie puisque le courant est en panne pour la seconde fois de la journée dans mon quartier !
Publié par
Roumi
à
11.10.09
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pensée(s)
Catégorie(s) : Cri du coeur, France
lundi 7 septembre 2009
Zéphyr
Ô mon Zéphyr au parfum de violettes,
Tu parsèmes mon coeur de ces fruits ;
Je m'en délecte quand, sans nul bruit,
Tu t'éloignes de moi, mon Alouette...
Oiseau rebelle, tu picores mes vers
Et me condamne au corps à coeur ;
L'errance de nos deux âmes en peur
Nous emmène au diable Vauvert...
Quand nous serions heureux au pré
L'un auprès de l'autre, bien enlacés,
Toi mon Arbre... et moi ta Terre...
Toi mon Soleil et moi ton Univers.
N'attend pas la vérité des larmes
Pour t'imprégner de mes charmes.
Publié par
Roumi
à
7.9.09
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pensée(s)
lundi 31 août 2009
Apprendre l'Autre
Apprendre l'Autre n'est certainement pas simple et pas nécessairement spontané à la base. Certains l'apprennent, d'autres le ressentent instinctivement. Pour moi qui ai souvent été dans la jeunesse pointé du doigt comme le mouton noir et contraint à certaines formes d'exclusion, je ne saurais dire s'il s'agissait d'un apprentissage ou d'un instinct mais il y avait sans doute des deux. En effet, c'est peut-être parce que l'on ressent différemment l'Autre que l'on en arrive parfois à différer de la masse et se retrouver comme l'os surnuméraire du squelette communautaire.
Être marqué du sceau de la différence depuis toujours, être cet éternel Autre même pour les siens, contribue également à méditer précocement sur quelques-uns des maux de l'(in)humanité. Ouvrir la bouche ou déplacer une main avec la crainte d'avoir déjà offensé bien des gens est un apprentissage qu'on ne souhaite à personne mais qui éclaire bien de ces malheureuses consciences à qui l'on n'a pas laissé le choix face aux certitudes qui assiègent leurs contemporains.
Quoi que l'on fasse et dise, une force mystérieuse nous confine au tragique vertige de l'incompréhension perpétuelle. Si l'on n'en ressort pas aigri et agressif - un loup enragé par les autres loups - on peut au contraire s'en tirer pétri d'amour et de diverses qualités qui sont avant tout nos boucliers.
Le calme et le silence... pour ne pas se faire remarquer plus qu'on ne l'a déjà été. La réserve par rapport aux discussions... donner trop explicitement son avis pourrait nous valoir des réactions désagréables. Que nous reste-t-il alors ? Un monde en grande partie intériorisé, un univers où l'imaginaire a sa place tout autant que la lucidité née des épreuves. On se parle à soi-même à défaut de pouvoir forcément parler aux autres ; on compose des discours que l'on se récite, arguments à l'appui, sur les sujets dont on ne débattra jamais en public. On sort parfois timidement et inconsciemment de cette réserve pour le regretter presque aussitôt !
L'observation est un autre élément significatif... l'air amorphe de l'asocial notoire ne doit pas faire penser, comme il arrive, qu'il présente des déficiences mentales. Au contraire, il est souvent observateur et assailli d'informations sensorielles, émotif à souhait, résistant parfois difficilement aux réactions hostiles. Anxieux, il se réfugie dans la solitude et finit par croire qu'il l'a lui-même choisie.
La culpabilité... cet éternel Autre se montre soucieux de l'attention qu'on lui porte ; il apprend à gérer les réactions désagréables mais en est atteint. Il culpabilise au moindre problème, qu'il s'agisse d'un éclat de voix ou d'un silence qui se prolonge. Il préfèrera ne pas contrarier les gens qu'il aime plutôt que d'exercer la liberté dont les autres usent et abusent spontanément.
Il en arrivera même parfois à des gestes maladroits qui s'ajoutent à d'autres gestes guidés par le manque de confiance, ce dernier étant proportionnel à l'intérêt qu'on lui porte. Il se livrera ainsi spontanément à de quasi-inconnus, pensant trouver en eux la confiance et l'ouverture d'esprit dont il a besoin. Parfois son choix risqué s'avère couronné de succès ; souvent il se prend une magistrale claque dans la figure et celui qu'il regardait comme l'Espoir s'évanouit dans la masse inhumaine qui ne l'étonne plus.
*****
Je crois que je lui ai dit des choses qui lui ont déplu... je pense qu'il ne me parlera plus jamais. Je peux déjà le dire au regard des expériences passées. J'étais pourtant sincère, évoquant ce que je suis et qui n'a rien de déshonorant, sans me sentir meilleur ou pire qu'un autre. Être différent de toi sur certains points, n'est-ce pas cela au fond qui rapprochent les personnes entre elles ?! N'a-t-on pas assez d'occasions de se rassurer de l'existence de "communautés" de pensée pour craindre un regard distinct et si isolé ?! Doit-on passer sa vie à consolider ses idées ou les remettre systématiquement en cause au contact d'autrui ?!
Fais ce que tu veux... mais sache que tu me tues, que tu me flétris un peu plus encore par ces mots que tu retiens. "Si tu diffères de moi, mon Frère, loin de me léser, tu m'enrichis !" disait Antoine de Saint-Exupéry... Si nous ne sommes pas deux jumeaux, c'est heureux, tu sais ! Ceux qui passent leur vie à se chercher simplement dans un miroir complaisant n'atteignent pas les cimes qui leurs sont promises. Je crois bien que j'ai besoin de toi, de ton regard, de tout ce que tu es et que je ne suis pas. Je préfère l'addition des différences que la conjonction des conformismes ; je préfère unir ce qui ne l'est pas plutôt que de réunir ce qui l'est déjà ; je préfère le danger des mots frêles que j'esquisse à la sécurité des discours complaisants. Ce qui te fait manifestement peur en moi, c'est ce qui me rassure en toi.
Partageons sans crainte...
Publié par
Roumi
à
31.8.09
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pensée(s)
Catégorie(s) : Cri du coeur
lundi 24 août 2009
"Des larmes et des saints"
À nouveau des larmes et des saints obscurs, -
Laissant songeuse même la Vierge de Tibur -,
Une fois encore leurs charmes évanescents
Vont m'élire du Lendemain l'éternel Enfant,
Celui qui ressent ce qu'il ne sait et ne saura,
Quand son âme revêt l'ombre du Sahara,
Père inconnu devenu pour lui si familier !
Le vertige de vos absences me fait plier
Telle feuille de papier délicate et fragile
Aux mots maudits, ce poison des anges
Qui ronge mon sang en vaines louanges.
Le don de soi n'est plus, privé d'audace,
Et les instants merveilleux trépassent ;
Il ne reste que toi, Souffle de feu gracile !
Publié par
Roumi
à
24.8.09
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