lundi 19 avril 2010

Premiers jours sans toi

Tu trouveras sans doute étrange que j'écrive ces quelques lignes. Je ne sais pas... je préfère les écrire comme ces lettres gravées sur un arbre ou un cactus et qui demeurent suffisamment longtemps pour témoigner de l'intérêt que se portaient deux êtres.

J'ai ressenti le vide de toi. Ce n'est pas encore un vertige mais déjà son esquisse. Je me suis vu en train de songer au temps depuis lequel je te connais ; je ne suis même plus capable de dire depuis combien de temps tu m'as fait l'impression de savoir qui je suis sans même me connaître. Je ne sais plus depuis quand je pense à toi comme à un doux rêve qui suffit déjà à me rendre heureux. Ce n'est pas si ancien, que je sache, mais l'impression est ainsi : un Temps qui s'étire, comme suspendu, au point que chaque heure est comme un siècle dans lequel s'enracinerait mon intérêt pour toi.

Me liras-tu ? Je le souhaite... Tu comprendrais un peu cette fébrilité qui est en moi et me désarçonne en ces jours que je passe éloigné de toi. Peut-être penses-tu également de ton côté à celui qui te l'a demandé ? As-tu vu cet oiseau blanc qui veille sur toi où que tu sois ? Crois-tu en ma sincérité ? Vois-tu à travers mon âme ? Es-tu le témoin de ce miracle renaissant ?

Samedi, j'ai entrevu le bonheur... il faisait doux... j'ai attrapé mon premier coup de soleil à la terrasse d'un café, en compagnie d'un charmant couple d'amis. J'étais rêveur... n'ai-je pas droit moi aussi à cette caresse délicate d'un cœur frôlant le mien ? Je me suis souvenu en les voyant à quel point cela doit être agréable... J'ai pensé à toi, encore et encore... à ton voyage que j'espérais sans encombres, aux joies qui t'attendaient. Tu t'éloignais et j'étais heureux... pour toi !

Je ne me suis pas éloigné pour ma part, les caprices de la Terre étant plus puissants que les nôtres. J'écoute un air d'Haendel... dans le noir... il n'y a que cette voix puissante à en pleurer qui chante la solitude... et moi... et Toi.

lundi 5 avril 2010

Le cyprès d'Alexandre

L'atmosphère las sombre et mon esprit se noie
Dans l'espoir étincelant d'un renouveau de joie,

Où tu empruntes l'antique sente de Didymes
,
Ô mon bel Héros, qui de l'Amour es l'Éponyme.
..

La frondaison délicate du cyprès d'Alexandre

Affranchit mon songe de ses longs méandres
;
À
ton avenir j'offre, sagement, cette mélodie
De mots tendres que mon âme légère traduit


En ce rameau de palissandre vibrant et frêle ;

J'éclos, renais et implose, digne fils de Cybèle,

D'un feu nourri de l'attente du signe de ta faveur.


Mes yeux se ferment...
je te vois, ô mon Cœur,
Désirant m'envelopper de tes saintes paroles,
Doux bras entrelacés, frisson du paradis d'Éole.