lundi 30 avril 2007

« Presque rien sur presque tout »

A l’heure où j’écris, au-delà de minuit, il n’y a presque rien dans ma tête… rien hormis toi. Tu es près de moi, tout contre mon cœur. Je ferme doucement les yeux ; je te vois… Mes yeux font une vague tentative d’explosion… je résiste… j’essaie… je ne retiens plus rien…

Je pense à toi, à l’endroit où tu es et à ce que tu fais… je t’imagine tantôt dormant paisiblement, tel l’enfant sage que tu as été il y a longtemps, et tantôt en train de « faire les quatre cents coups », éternel rebelle à la Doinel.

J’ai peur, oui… souvent un peu… parfois beaucoup… je te saoule de mes « prend soin de toi » ou encore « ne fais pas trop de bêtises »… sachant bien que tu en feras toujours au moins un peu, que c’est ta nature et dans l’ordre des choses. Je m’angoisse un peu… beaucoup… c’est normal, tu fais partie de moi, de ma vie, de ma famille.

Je me souviens de t’avoir dit un jour que « je serai ton compagnon du jour aussi souvent que tu le souhaiteras mais je ne serai pas celui de la nuit ». Je suis trop ceci… pas assez cela… tu me connais bien… tu me traînerais comme un boulet… Une fois le soir venu, je suis plutôt enclin à me glisser paisiblement dans ma coquille jusqu’au lendemain ; pour toi, une autre vie commence… parfois.

Je me demande bien finalement lequel de nous deux est le plus raisonnable… moi qui suis toujours trop sage ou toi qui ne l’es pas toujours assez ? Il m’arrive d’ailleurs, dans certaines situations, de manquer moi-même un peu de sagesse et c’est toi qui alors me rassures, soit par ta présence, soit par ces mots que tu m’offres à distance.

Rien n’est simple…

Suis-je réellement aussi sage qu’en apparence ? En réalité, je suis capable de faire des choses assez folles pour les gens que j’aime. Les gens que j’aime me donnent toujours un petit grain de folie… Je suis fou sans toi… je veux être fou avec toi, comme je peux l’être avec d’autres. Je voudrais revivre ces instants si rares, si éphémères mais bienfaisants, où je sors de ma contenance habituelle pour me laisser aller vers un ailleurs qui provoque en moi une sorte d’ivresse naturelle.

Plus que tout autre, tu m’aides à me connaître, à faire le constat que mes limites sont bien plus éloignées de moi que je ne le pensais, à faire resurgir du passé certaines vérités enfouies dans mon âme et que je m’emploie à intégrer désormais sereinement dans ma vie actuelle. Mon auto-analyse a fait de sérieux progrès grâce à toi, grâce à la force de ton attachement pour moi et du mien pour toi, grâce à ce désir profond de me dépasser pour te surprendre sans cesse et pour t’éblouir autant que je le puis.

Continue, je t’en prie ! Aide-moi encore à savoir chaque jour un peu plus qui je suis. Tue-moi de ton regard transperçant comme la foudre ; poignarde-moi pour que je renaisse à nouveau… une troisième fois… encore différent et, je l’espère, meilleur… Vide-moi de mon sang et offre-moi un peu du tien.


Ton frère qui t’aime pour toujours.


P.S. Le titre de cette note est inspiré du titre d’un livre de Jean d’Ormesson, de l’Académie Française, une façon pour moi de rendre hommage à cet éternel jeune homme.

lundi 23 avril 2007

T’aimer en aveugle

Il y a peu, Aziz a (re)publié dans une rétrospective photographique une image saisissante qui ne peut laisser personne indifférent.

Regardant cette photographie (ci-dessous), j’ai trouvé cette femme extrêmement sensuelle. J’ai toujours pensé que, loin d’éloigner le regard masculin, le voile peut assez souvent l’attirer fortement, qu’il souligne parfois merveilleusement bien les formes du corps et les traits du visage, qu’il invite dans certains cas à sublimer par l’imaginaire un corps qui n’est peut être que très banal en réalité ; bref, dans certains cas le voile, s’avère une vaine tentative de négation de la féminité et il attise, au contraire, le regard et le désir masculin.

Je me retrouve dans ce cas, non pas obsédé sexuel mais plutôt garçon sensible et pudique qui aime regarder ce qui est beau dans l’humain, qui aime donner libre cours à son imagination. La vision dans la rue d’un ventre nu, d’une partie des fesses ou d’un décolleté trop profond assassine généralement mes rêves les plus intimes plutôt qu’elle ne les développe.

Il m’est venu l’idée d’écrire un poème à propos de cette femme, à partir de la photographie. J ’ai donc pensé à ce que l’on ne penserait pas à écrire spontanément à ce genre de femme inconnue… un poème d’amour… j’aime les poèmes consacrés aux amours insolites et j’avais publié par exemple un poème dédié à une prostituée.

Ma première pensée en voyant l’image a été pour un poème écrit durant l’été passé et qui correspondrait finalement assez bien à cette photographie après quelque adaptation :

J'aimerais être ton drap blanc,
Compagnon qui jamais ne te ment,
Ce beau voile si blanc et si pur
Qui couvre toutes les sculptures.
Voile léger, j'épouserais ton corps
Partageant ainsi ton doux sort
Te faisant oublier les infidèles
Et te masquant aux regards cruels.
Jusqu'à l'aube je serais à toi
Et tu me serreras fort avec émoi
Me rendant plus doux et tendre.
Je rêve à toi, Divine Offrande,
Moi qui ne suis que ce drap blanc
Que tout regard juge insignifiant.

Néanmoins il m’a semblé plus intéressant de relever le défi consistant à écrire un nouveau poème en quelques heures d’intense concentration :

Zohra, quand tu m’apparais, belle ombre triste,

Se crée en moi l’envie intense d’être un artiste,

Ami de son œuvre qui, aussitôt éclose l’aurore,

De ses yeux la dévore et de ses mains l’adore.


Kenza, ton corps de marbre, je veux en lustrer

Chaque parcelle de mes caresses et mes baisers

Tu les sentiras à travers ce doux voile carmin

Qui conserve ton corps, une perle dans l’écrin.


Wahiba, de ta main frêle, tu ôtes cette étoffe :

Ton sein fécond me rend bien peu philosophe

Car je veux tout oublier ; être à toi, être en toi

Et succomber enfin à mes plus secrets émois.


Adila, tes courbes secrètes attisent mon désir,

Et je rêve, avec toute confiance en l’avenir,

Ivre de la saveur de ta peau et de ton odeur,

De me glisser sous cette soierie du bonheur.


Ines, embraser ton corps encore et encore,

Jalila, m’élever avec toi vers l’astre d’or,

Badira, te vénérer en serviteur de l’amour,

Khadija, t’aimer à l’aveugle pour toujours.

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lundi 16 avril 2007

La boîte noire de mon âme (II)

Le vingt novembre dernier, je vous proposais une séance de dissection de ma boîte crânienne... je pense qu'on peut renouveler l'expérience aujourd'hui... bon alors lavez-vous bien les mains, munissez-vous de votre scalpel... et au travail ! Voici donc "la boîte noire de mon âme" version 2... ce n'est pas un "remake" de la précédente note du même nom mais un condensé de mes pensées des derniers jours, pensées qui se bousculent joyeusement dans ma tête comme à l'habitude...

Tu es près de moi... on se promène, discutant simplement... je te regarde, les yeux emplis de tendresse et d'admiration pour toi... tu me parles d'un restaurant au pied de Montmartre où tu aimerais qu'on aille... le couscous y est remarquable... tu dis qu'on doit le réserver pour une grande occasion... justement je te signale que ça fait tout juste cinq ans qu'on se connait... cinq ans que tu es mon grand frère chéri... j'ai envie de pleurer... je t'aime comme au premier jour...

Il fait beau et doux à Paris... j'ai la tête tournée vers le ciel... mes yeux se noient dans la mer d'éther... mes mains s'accrochent aux petits nuages blancs... les gens doivent me prendre pour un simple d'esprit... ce n'est pas grave...

Je passe aux Halles... je tourne la tête, attiré par toi... tu es assise sur une marche avec tes sacs de course, tout à fait charmante... à mon avis tu attends ton mec, sûrement cent fois plus beau que moi... j'aimerais être à sa place... tu ne me regardes même pas... remarque ce n'est pas surprenant si tu as un mec... bon ben tant pis... je vais t'oublier alors...

Je pense à toi... deux mois sans avoir vraiment de nouvelles de toi... chaque jour tu es avec moi pourtant, bien vivant et occupant une part significative de mon coeur et de mon âme... j'espère que tu ne m'oublies pas... c'est mon angoisse... que c'est dur d'être loin des gens qu'on aime... je garde l'espoir... je songe à la beauté de ton âme... je ne veux pas te perdre... je veux que ton éclat brille dans mon coeur...

J'arrive place Sainte-Opportune... je m'y arrête un peu... je me livre à mon petit exercice favori... observer... observer tout ce qui est mobile et immobile, du ciel au sol, faire de longs travellings tels le cameraman que j'ai été dans mon adolescence... mon regard balaie méticuleusement les environs, cherchant à analyser tout ce qui est significatif... mes yeux tombent par hasard sur toi qui fume près de l'entrée du métro... mon regard devient captif de ton visage, de ton propre regard... c'est à toi que je pense intensèment pendant de longues minutes... je ne suis qu'à quelques mètres de toi... les petits regards que je te porte font monter en moi la fièvre du désir ardent de ne faire qu'un avec toi... je voudrais brûler mes ailes d'ange dans tes bras... je ne veux plus être un ange... un simple rêve... je te regarde une dernière fois, déjà en deuil de toi... ton visage se perd maintenant dans les volutes de fumée de ta cigarette tandis que je m'engouffre dans la station de métro, saluant ton ombre une dernière fois...

Je suis à la gare... il y a foule à cause des vacances scolaires... je ne peux faire un pas... je slalome... je trouve mon train à la voie 15... je m'y installe, je ferme les yeux et je m'endors presque aussitôt... comme souvent, je n'ai pas entendu le sifflet du chef de quai, la sonnerie automatique des portières du train, le bruit de ces portières métalliques qui s'entrechoquent et les secousses du démarrage... je me réveille au bout de 20 minutes, juste avant l'arrivée du train... Je sors de la gare... je respire l'air de ma cité... ma cité est un peu moche et sale mais je l'aime... il y a des nuées de jeunes dont certains pas très recommandables... ça m'arrive d'avoir peur d'eux, surtout quand j'en vois se battre ou s'insulter sous mes yeux... en plus, j'ai une bonne tête de martyre potentiel... j'ai toujours eu cette tête de martyre d'ailleurs... alors je baisse les yeux et je fonce au travers en me disant que ça devrait passer cette fois encore... il fait beau... ça sent le barbecue... ça va encore puer la graisse, le charbon brûlé (et le white spirit... pour les plus inconscients !) dans tout le quartier... le week end commence...

lundi 9 avril 2007

A moitié endormi

Il est deux heures du matin… Je viens à peine d’achever l’écriture d’un message pour toi et ce message s’est enfui doucement pour te rejoindre via internet.

Je suis fatigué et il faut dormir… je dégage mon lit pour pouvoir m’allonger. Je masque mon réveil dont la lumière est trop puissante et surtout trop proche de mes yeux.

Je reste là, allongé sur la couverture… j’ai toujours mes lunettes bien que je sois maintenant dans l’obscurité… je suis enfin détendu… comme chaque soir, c’est le signal d’une séance de méditation… parfois cinq minutes, parfois plus d’une heure… ça dépend des jours… ce qui est certain c’est qu’une fois que j’arrête cette petite méditation je m’endors en cinq minutes. Cela peut quand même être un moment redoutable… un moment où certaines choses me reviennent dans la figure comme un boomerang. Je suis seul avec moi-même… rien pour m’empêcher de penser à ces choses qui sont là, face à moi et auxquelles je ne peux échapper. Je pense à ce que me réserve le lendemain… je pense à toi. Je commence lentement à m’abandonner à ma fatigue…

Je prends l’avion sans rien dire à personne… j’arrive à Tunis… je marche longtemps et je viens devant chez toi… je t’appelle sur ton portable… une chance : tu réponds tout de suite !

Moi : Bonjour ****.

Toi : Bonjour °°°°. Quelle bonne surprise !

Moi : Oui ! J’espère que tu vas bien.

Toi : Très bien… et toi, comment vas-tu ?

Moi : Eh bien écoute, je vais très bien, surtout que là je suis en train de te parler ! Je t’appelle parce que j’aimerais bien qu’on fasse un petit jeu tous les deux.

Toi : Un jeu ? C’est amusant ! Oui, bien sûr !

Moi : J’aimerais que tu ailles à la fenêtre de ta maison qui donne sur la rue et que tu me décrives ce que tu vois.

Toi : C’est drôle comme jeu ! Tu es sûr ?

Moi : Fais-le, s’il te plaît !

Toi : D’accord, j’y vais… ça y est, je suis à la fenêtre…

Moi : Parfait ! Décris moi tout ce que tu vois, s’il te plaît.

Toi : Il y a des maisons blanches avec de petits jardins… [il s’ensuit une description précise de ces fameuses maisons]

Moi : Et dis moi, ****, est-ce qu’il y a des gens dans la rue près de chez toi ?

Toi : Euh… oui il y a des gens…

Moi : Pourrais-tu les décrire s’il te plaît ? Pourrais-tu me dire ce que font ces gens ?

Toi : Euh… oui si tu veux… là je vois un garçon… il est au téléph… ohhhhhhhhhhhh… c’est toiiiiiiiiii, °°°° ????!!!!

Moi : [pris d’une émotion violente, je sens tout à coup mon corps se contracter, ma voix se briser et je lui dis en pleurs :] oui, c’est moi… viens vite, je t’en prie…

[Mon rêve s’arrête là mais j’imagine facilement la suite : toi qui cours dans la maison… la porte qui s’ouvre…on est enfin réuni toi et moi…]

J’ai réalisé que je ne sommeillais pas encore, enfin conscient de la tension de mon corps ; d’authentiques larmes caressaient mes joues avant d’aller se perdre au creux de mon cou. Loin de toi, le visage serré et le souffle coupé, j’ai vécu dans ma chair ce dont j’avais rêvé. Puis mes larmes ont séché tel un fleuve sage et j’ai succombé jusqu’à l’aube, nouvelle page…

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lundi 2 avril 2007

Souviens-toi avec moi...

Il y a un an, le 2 avril 2006, j’ai supprimé le texte initial d’une note intitulée jeudi 30 mars 12h25-17h10. Cet acte radical de suppression n’était pas un caprice de ma part mais plutôt le fruit d’une souffrance, celle de pensées déplacées qui étaient venues salir ce texte pour me blesser ainsi que l’être cher dont je parlais.

Ma note relatait initialement une belle rencontre, un beau jeudi de la fin mars 2006... cinq heures inoubliables d’une vie que l’on a consacrées à discuter et à se promener. C’était ma première rencontre avec un bloggeur, mon premier « meet up », à peine deux mois après mon entrée sur la blogosphère et trois semaines après l’ouverture de mon blog.

J’aurais certainement laissé ma note initiale si j’avais eu plus d’expérience mais à ce moment là je n'ai pas su réagir avec suffisamment de force et résister à ces attaques en maintenant ma note. Depuis un an, je n’ai cessé de penser à cette erreur de jeunesse blogosphérique que j’ai regrettée.

Je n’ai jamais cessé d’apprécier cette note et plusieurs de mes proches amis ont eu l’occasion de la lire avec toujours beaucoup d’émotion, selon leurs dires. Je me suis donc décidé à republier cette note initiale aujourd’hui, tout juste un an après l’avoir effacée pour être en paix avec moi-même.

Après une année écoulée, je n’ai rien oublié.... Souviens toi avec moi...

******

J’arrive sur le lieu de notre rendez-vous. J’ai fait vite ; je n’arrête pas de regarder ma montre. Mon cœur bat. Que m’arrive-t-il ? En fait, je t’attends… je suis inquiet, angoissé… C’est idiot, je n’ai pas à avoir peur de Toi… mais tu sais bien à quel point je suis timide !

L’idée que je vais enfin te rencontrer me rend fébrile… J’ai peur… peur de te décevoir, peur de ne pas être à ta hauteur… J’ai envie de te montrer vraiment qui je suis, en toute sincérité, avec l’espoir que tu seras satisfait. Je ne devrais pas avoir peur… en fait on ne s’est jamais rencontré mais on se connaît déjà bien ; on incarne, Toi et moi, une sorte de miracle de la blogosphère !

Ah, ça y est, tu arrives… Je te vois arriver de loin. Je sais que c’est toi, même si je ne t’ai jamais rencontré. Moi je suis caché dans le jardin, derrière la grille d’entrée : tu vois bien comme je suis timide ! Tu traverses la rue ; je te vois te rapprocher. Je m’angoisse encore ; je regarde un peu par terre pour chasser cette angoisse… et puis je lève la tête parce que tu es presque arrivé et que tu m’as aussi reconnu.

On se regarde. Eh oui, c’est bien nous, y’a pas à dire, c’est bien nous ! On se serre la main ; on s’embrasse. C’est un des plus beaux moments de ma vie, j’avoue (maintenant, quand j’y pense, ça me donne des larmes). J’avoue qu’à ce moment, j’ai encore peur mais en quelques minutes cette peur s’efface totalement tellement tu es gentil, simple, tellement tu ressembles à l’ange que j’avais imaginé dans nos conversations.

Le reste – notre discussion de trois heures au café et notre petite promenade – je vais la garder pour nous ; nous avons parlé de beaucoup de choses et surtout de la Tunisie. Le temps était comme suspendu ce jeudi 30 mars entre 12h25 et 17h10. Le temps s’était arrêté pour nous laisser le temps d’apprécier ce moment si exceptionnel et si bouleversant. Mais voilà, le Temps s’est remis soudainement à défiler et il fallait que l’on reparte chacun de notre côté… tu as pris le train vers le sud… et moi vers le nord. Ce moment de grâce s’est arrêté ; je suis parti avec des sentiments multiples : une très grande sérénité, l’impression que j’étais dans le ciel avec toi et que, après ton départ, je continuais à voler, à me sentir si léger ; une certaine tristesse d’avoir dû te quitter sur ce quai de gare en sachant qu’il me faudra sans doute attendre un mois pour te revoir ; un sentiment d’incrédulité, cette sensation qu’une chose incroyable vient de m’arriver, que je viens de concrétiser une nouvelle amitié et que je n’arrive pas à y croire tellement c’est beau ; un certaine peur, la peur de te perdre ; la satisfaction d’avoir agi avec toi conformément à la vision qui guide ma vie.

Ton amitié est l’un des biens les plus précieux dont je dispose ; je te conserve pour toujours dans mon coeur. Tu es avec moi partout où je suis.

Petit Ange, tu as rejoint ma famille, tu as rejoint mes frères et je t’aime comme mon petit frère.