lundi 25 décembre 2006
Ecrire quand même...
Publié par
Roumi
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25.12.06
1 pensée(s)
Catégorie(s) : Blogosphère, Cri du coeur, Tunisie
lundi 18 décembre 2006
Quelques proverbes tunisiens (ou assimilés !)
Publié par
Roumi
à
18.12.06
2
pensée(s)
Catégorie(s) : Cri du coeur, Tunisie
lundi 11 décembre 2006
Un remake de La Belle et la Bête
Version contemporaine de la Belle et la Bête… imaginons que cela se passe sur internet... :-)
La Belle découvre la Bête et lui indique qu’elle aimerait dialoguer.
Rapidement la Bête écrit un court message à la Belle :
« Bonjour. Si tu veux, tu peux m'écrire un peu. »
La prudence, après les échecs précédents, incite la Bête à faire court mais efficace, sans manifester d'enthousiasme débordant et dissimulant quelque peu sa satisfaction d'avoir retenu l'attention de la Belle. :-)
La Belle répond bientôt à la Bête d’une manière fort sympathique et encourageante :
« Salut moi c'est *** et toi? Je crois que tu as dit que tu es là pour voir etc... moi c'est un peu pareil. Je suis d’origine algérienne. Je n’ai pas été brillante dans mes études comme toi. J’ai le bac et j’ai fait une année de deug anglais et puis j’ai décroché. En ce moment je m’occupe de ma mère. J’aime beaucoup Paris. Mon plus jeune frère y habite donc j’ai passé pas mal de temps là-bas. Es-tu originaire de *** ? Répond moi si tu veux. ***. »
La Bête, ravie de ce premier contact, répond à la Belle :
« Bonjour ***. Tu as un très beau prénom. Moi je m'appelle ***. En fait, si j’ai dit que je suis sur le site pour voir, c'est surtout pour ne pas recevoir cinquante demandes à la fois et c'est très efficace parce que je ne reçois pas de demandes en général ! Pour les études, je n’ai pas de réticences à l’égard de ceux qui ne les ont pas poussées très loin. Je sais qu’on peut être intelligent sans diplômes universitaires (...). Je suis effectivement originaire de ***. En fait mes parents y sont nés. (...) J’aime également beaucoup Paris parce que j’y suis né et que j’y fais mes longues études... et donc j’y passe pas mal de temps. Ton message de mardi m'a fait plaisir (...). Tu vois, je voulais bien te répondre ! ***. »
Le lendemain, la Belle lit la réponse de la Bête...
Vous voulez connaître la suite de l’histoire ? Ben, y’en a pas… c’est ainsi que cela s’est arrêté ! La Belle s’évanouit dans la nature... à la recherche d’un véritable prince charmant... et on la comprend ! :-)
Bon vous aurez compris que ce monstre d’inhumanité qui a fait fuir la Belle, c’était moi et je me suis contenté de fouiller dans les recoins de mon disque dur pour retranscrire ce bref dialogue. :-) La demoiselle se présentait comme une personne sensible... cela m’a touché et je souhaitais discuter avec elle... J’ai toujours entendu les femmes autour de moi dire que les hommes sont lâches, ne savent pas ce qu’ils veulent et se comportent avec le cœur sec... j’essaie d’être différent de cette image et je me retrouve néanmoins régulièrement face à un mur de silence, qui est un manque de respect à l'égard d'une personne qui a un vrai coeur ; je suis heureux de constater en tout cas que la parité hommes/femmes fait des progrès. :-)
Ce genre d’expérience, où l’on est manifestement jugé de manière définitive au bout de cinq ou dix lignes écrites, incite à perdre chaque fois un peu plus de spontanéité, à s’exprimer en messages courts, aseptisés, calculés au millimètre, sans originalité, masquant toute émotion ou idée qui pourrait être mal perçue. C’est bien triste... Enfin, il doit falloir en passer par là, à moins de se résigner à rester un ange toute sa vie... :-)
Publié par
Roumi
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11.12.06
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Catégorie(s) : Amour
lundi 4 décembre 2006
Quai de gare...
20h00...
On avance sur le quai de la Gare du Nord où je t’ai raccompagné...
- C’est gentil de me raccompagner !
- Tu ne l’as peut être pas remarqué mais il semble que je sois quelqu’un de très gentil !
- Oui... c’est vrai... ça t’arrive d’être gentil !
Tu as réussi à me faire rire alors que mon cœur était si serré…
J’aimerais que ce quai ne finisse jamais... avancer infiniment avec toi... tout en faisant une pause toutes les vingt minutes pour que tu reposes tes pieds fragiles... Je serais ainsi toujours prêt de toi, mon Ange.
Tu t’arrêtes près d’un banc... tu adores les bancs... ! Celui-ci est métallique et ne m’inspire aucune sympathie... mais tu ne te plains pas de son inconfort, alors je m’assois à côté de toi, mon petit Frère.
On parle un peu... pas beaucoup... Que dire... ?! Que dire dans ces dix dernières minutes avant ton départ... ?! J’ai peur de te dire des bêtises... j’aimerais te dire « je t’aime mon petit Frère » mais je n’y arrive pas alors que je sais si bien te l’écrire... j’ai peur... peur de pleurer devant toi ne sachant pas quand je te reverrai... six mois... un an... deux ans... qui le sait ? J’ai peur de te faire pleurer en pleurant moi-même... je sais que toi aussi tu as peur de ces moments où deux âmes se séparent, laissant les corps lourds et les cœurs malades.
20h05...
Un haut parleur retentit... un sifflet résonne dans la gare... le bruit strident d’une sonnette annonce le départ du train voisin pour Amiens… mon cœur se glace... ton train est toujours là... Encore cinq minutes… à la fois trop courtes et interminables... On regarde tous les deux ce train qui part pour Amiens... on est toujours là ensemble à regarder les mêmes choses, à ressentir sans doute des choses comparables...
- Je rêve de conduire un train...
Tu souris...
20h07...
Tu te lèves parce que ton train va bientôt partir... Je te suis... tu montes dans le train... il est haut ce train ! Je me trouve petit face à toi... Pour une fois tu fais bien 1,85 mètre...
On s’embrasse... tu me dis que tu ne veux pas d’adieux théâtraux... Moi j’aimerais bien te serrer un long moment dans mes bras... mais je n’ose pas te le demander... mes pensées commencent à se troubler...
- Allez... barre toi maintenant... !
- Nooooon... !
Tu as peur de ce qui pourrait arriver... moi aussi... mais je veux rester près de toi jusqu’à la dernière seconde... au lieu d’aller t’asseoir dans le wagon, tu t’assois près de la porte pour rester près de moi... tu feuillettes rapidement les magazines que tu viens d’acheter dans la librairie de la gare... cela nous fait oublier un peu ce qui doit arriver inexorablement et que l’on attend... je regarde ma montre... le train partira un peu en retard...
20h11...
Le train va partir... on s’embrasse encore... Tu me dis de reculer... tu as peur que je sois coupé en deux par la porte du train express régional ! Je recule un peu sur le quai... le sifflet assassin retentit... les portes du train se ferment... le train ne part pas... pourquoi ne part-il pas maintenant qu’on est séparé par cette vitre... ?! Il part enfin ce train... on échange nos ultimes signes d’adieu...
20h12...
Je me retourne et je m’éloigne de toi mon Ange chéri. Je sens déjà que mes yeux sont près à exploser, gonflés de larmes par ma vive émotion. Je marche seul sur ce quai déserté, le visage défait... je vais dans une autre gare parisienne… je monte dans mon propre train... qu’il est lent ce train... je ferme les yeux et je sens les larmes qui sont là mais qui ne veulent pas sortir encore... pas devant tous ces gens qui pourraient me regarder mal... l’orage est proche mais ne préviendra pas...
J’appelle mon grand frère K. Il me dit qu’il en a marre... qu’il veut rentrer en Tunisie. Je lui réponds qu’il dit des bêtises et qu’il ne devrait pas me dire cela maintenant, alors que je viens juste de te perdre sans savoir quand nous serons réunis.
21h30...
Arrivé à la maison, j’essaie de cacher ma tristesse... je mange... j’ai tellement faim...
22h00...
Je me lave dans la douche... l’orage éclate... je m’effondre en larme en pensant à toi, mon Ange. Je pense à ces moments heureux que nous avons eus lors de nos promenades interminables... à cette longue séparation qui nous attend désormais. Il faut du temps pour se remettre de ces émotions... il faut du temps pour admettre ton éloignement... l’eau de la douche dissimule mes larmes...
Je file ensuite devant la télévision, histoire d’essayer d’oublier vaguement ce qui m’arrive... mais c’est à toi que je pense...
00h00...
Je vais essayer de dormir... je t’aime pour toujours... Je n’arrive pas à m’endormir… ne m’oublie pas... aujourd’hui tu t’envoles... tu me manques déjà... J’espère te revoir bientôt mon petit Frère chéri...
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Roumi
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4.12.06
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Catégorie(s) : Chemin de fer, Cri du coeur, France, Paris, Tunisie
lundi 27 novembre 2006
Un autre regard...
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Roumi
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27.11.06
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Catégorie(s) : Blogosphère
lundi 20 novembre 2006
La boîte noire de mon âme
L’être humain est la plus formidable machine actuellement en service... j’ai été doté pour ma part de plusieurs options dont une boîte noire qui permet de connaître mes pensées des dernières heures… Repassons la bande, si vous le voulez bien... c’est en style télégraphique... :-)
La séance de torture... ce n’est pas moi cette fois... j’y échappe encore... mais bientôt j’y serai à mon tour…
Tu n’es pas là... Toujours pas là... je pense à toi, mon Frère... cette semaine peut être... ? Mardi... ?
Le temps... il n’avance pas... qu’est-ce que je fais là ? Etudes... une thèse... la mienne... la seule femme de ma vie... elle me tue... je veux divorcer d’elle...
C’est enfin terminé... on l’applaudit... elle nous parle de son père disparu... elle pleure... je suis bouleversé... je l’embrasse... je bois du champagne... ça me fait de l’effet... je m’en vais...
Le temps... un ciel de grisaille... ma vie s’écoule... mon compteur avance... j’ai mal aux jambes...
Toute cette foule à la gare... je suis seul... les gens ne me voient pas... j’ai des larmes aux yeux... je suis fatigué... j’attends... je pense... plus je pense et plus mes yeux explosent... le train arrive...
Mon train... sa lenteur... train plus lent encore en Tunisie... j’ai de la chance alors... je m’endors... je rêve...
Alix... mon Alix... tu es loin... tu me manques... j’ai pu te parler... je t’aime mon Ange...
El Jem... ouvrir les yeux à El Jem près de toi... profiter d’une petite sieste... faire revivre l’antiquité... être avec toi...
Il y a un feu... le train ralentit...
M’as-tu écrit aujourd’hui... ? Je verrai en arrivant à la maison...
Je vais te faire bientôt une belle surprise... tu seras heureuse je l’espère.
45A, boulevard Jourdan... le portier... les poissons du hall... l’escalier... ta chambre... le bordel dans ta chambre... ton lit n’est pas fait... je déteste ça... je commence à faire ton lit... tu râles... je continue... un souvenir...
Un poème... tes poèmes... ta générosité... mon admiration pour toi...
Un collègue... parfois rude avec moi... il a remis droit le col de ma veste tout à l’heure... comme un père... je suis ému...
Vas-tu répondre à mon invitation ? N’as-tu pas confiance en moi ? Huit mois déjà...
Tu es là... heureusement... on s’est vu hier... on a beaucoup joué avec ton fils... tu m’as fait manger la même nourriture que les enfants... je suis impatient de te revoir...
P.S. Heliodore, tu devrais être content pour une fois de lire ici une note en style télégraphique ! :-)
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Roumi
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20.11.06
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Catégorie(s) : Cri du coeur
lundi 13 novembre 2006
Où es-tu mon Frère ?
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Roumi
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13.11.06
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Catégorie(s) : Cri du coeur
lundi 6 novembre 2006
Un grand voyageur français en Tunisie en 1724
Je te dédie cette note, mon petit Frère chéri, en souvenir de ce jour, gravé dans mon cœur, où tu me lisais de ta voix délicieuse quelques passages du récit du voyage de Jean-André Peyssonnel dans la régence de Tunis.
Jean-André Peyssonnel est né en 1694 à Marseille. Il aurait pu mériter le titre de grand voyageur puisqu’il a visité les Antilles et le delta du Mississipi en 1710-1712, l’Egypte en 1714, les régences de Tunis et d’Alger en 1724-1725 et la Guadeloupe en 1727 ; c’est en ce dernier lieu qu’il a vécu jusqu’à sa mort en 1759, ne revenant en Europe qu’une seule fois, en 1756.
Issu d’une lignée de médecins, Jean-André Peyssonnel suit lui-même cette voie tout en s’ouvrant à divers champs d’études scientifiques et culturels ; son père s’intéresse à la physique et son frère à l’archéologie ; Jean-André Peyssonnel est nommé correspondant de l’Académie des sciences de Paris en 1723.
Il manifeste son désir de se rendre en Afrique du nord pour y étudier la botanique et obtient le 22 mars 1724 un passeport du roi de France à présenter aux consuls de France ainsi qu’aux « illustres et magnifiques Seigneurs Pachas, Dey, Bey, gouverneurs et autres puissance du royaume d’Alger, Tunis et Tripoly ».
Le 28 mai 1724, Jean-André Peyssonnel débarque à Tunis et commence ses pérégrinations dans la régence de Tunis et celle d’Alger durant près d’un an et demi. Grâce à l’appui du bey de Tunis, qui lui accorde un passeport, et à celui des notables locaux, il peut parcourir librement la régence de Tunis et faire de nombreuses rencontres dans toutes les composantes de la société. Ses études, initialement limitées à la botanique, s’avèrent en réalité encyclopédiques : il s’intéresse ainsi aux pratiques politiques, sociales, religieuses, culturelles et commerciales, réalisant une sorte d’étude ethnographique avant l’heure ; il s’intéresse également au milieu naturel par le biais de la géographie, des sciences naturelles, de la botanique ; il fait encore des observations dans le domaine de l’histoire, de l’archéologie et de l’épigraphie ; enfin il s’intéresse logiquement à la médecine et aux plantes utilisées dans la pharmacopée locale.
Une série de lettres, sans doute fictives (c'est un procédé stylistique courant à l’époque), servent à Jean-André Peyssonnel à consigner ses observations. Ce récit, qui a beaucoup circulé parmi les érudits contemporains de Peyssonnel, est resté inédit jusqu’à sa publication partielle en 1830, au moment où se déroulait la conquête française de l’Algérie ; il convenait alors pour les Français de se pencher sur l’étude de leur nouveau territoire et les travaux scientifiques antérieurs constituaient la base indispensable de ces nouvelles études.
Jean-André Peyssonnel est souvent considéré comme le premier européen chrétien à avoir visité l’intérieur des régences de Tunis et d’Alger. Quoi qu’il en soit, ce qui est surtout marquant c’est sa démarche originale, visant à donner une description scientifique la plus détaillée possible du territoire visité.
Il va de soi que les écrits de Jean-André Peyssonnel méritent une lecture souvent critique dans la mesure où il était tributaire d’informations pas toujours vérifiables et qu’il a pu aussi ne pas toujours bien saisir la réalité du terrain en raison de ses références culturelles personnelles. Il n’en reste pas moins que son étude est précieuse à plus d'un titre tant pour la compréhension de la régence de Tunis au XVIIIe s. que pour l'appréhension de la personnalité singulière de ces vétérans du tourisme scientifique.
Voici quelques extraits avec des commentaires entre crochets pour faciliter la compréhension :
Description géographique de la Régence
« (…) le royaume de Tunis est le pays qu’on appelait autrefois la Mauritanie proconsulaire [en fait c’était l’Afrique proconsulaire]. Il est situé sur la côte d’Afrique dans la mer Méditerranée, borné, du côté du septentrion, par la mer qui répond aux îles de Sicile et de Sardaigne ; du côté du levant, par le golfe de Tripoli, tirant vers la côte de Malte et va jusqu’au golfe qu’on appelait autrefois Syrtis minor [nom latin désignant le golfe de Gabes] ; du côté du couchant, par le royaume d’Alger ; et du côté du midi, par les déserts de Numidie [nom inspiré de la province romaine du même nom]. Les villes principales et les plus connues sont le long de la mer. En commençant du côté du levant, on trouve les Gerbi [Jerbiens] vis-à-vis de l’île du même nom, les Faz [Sfaxiens] vis-à-vis des îles Querquéni [Kerkennah], l’Africa [Mahdia], le Monestier [Monastir], Suse [Sousse], Ergula [Hergla], Mahomete [Hammamet], Galipoli [Kelibia]. On rencontre, après, le cap Bon, et l’on entre du côté du nord. La Goulette, Tunis, Carthage, Porto-Farina [Ghar el Melh], Bizerti, le cap Nègre, Tabarque [Tabarka] et la Calle [El Kala, Algérie] s’y rencontrent (…).»
Présentation de la ville de Tunis
« La ville de Tunis est la capitale du royaume à qui elle donne son nom. Elle est située au fond du lac de la Goulette dont nous venons de parler, sise sur le doux penchant d’une colline, de sorte que ce n’est qu’en quelques endroits où l’on s’aperçoit que l’on monte ou que l’on descend. Cependant elle forme un fort beau spectacle et se laisse découvrir tout entière de bien des endroits. Elle est plus longue qu’elle n’est large ; son enceinte ne serait pas extrêmement grande s’il ne fallait joindre ses faubourgs, qui font aujourd’hui une véritable partie de la ville, et qui l’augmentent considérablement, de sorte qu’elle a une grande lieue de France [cette fameuse lieue mesure 5555 mètres] de circonférence. Les rues sont étroites et mal percées ; il n’y en a que quelques-unes de pavées. Les maisons sont bâties à la turque, c'est-à-dire très basses, contenant un grand espace et peu de logement ; presque toutes carrées. Une cour découverte remplit le milieu et tous les appartements y répondent. La plupart de ces maisons n’ont qu’un étage, peu deux, et plusieurs n’ont que le rez-de-chaussée. Les toits sont plats, terrassés, n’ayant qu’une petite pente pour laisser écouler les eaux. Il y a, dans cette ville, plusieurs mosquées ou églises turques, quelques-unes assez belles ; mais aucune ne mérite l’attention particulière des voyageurs. On ne trouve ni places, ni maisons, ni autres édifices remarquables [dans une seconde version, Jean-André Peysonnel a complété cette description légèrement indigente par la description de divers monuments visibles dans la medina]. (...) »
Les environs de Tunis
« La campagne et les environs de la ville de Tunis sont très riantes ; on y trouve une quantité de maisons de campagne qu’on appelle ici métairies. Il n’y a aucune source ; toutes ces métairies ont des puits d’eau saumâtre et par le moyen des rouages on élève l’eau pour arroser les jardins potagers. Le reste de la campagne est transplanté d’oliviers très beaux et très bien entretenus et des arbres fruitiers. Les Turcs permettent aux esclaves de cultiver la vigne et le vin qu’on y fait suffit pour la consommation du pays. Les esclaves en font et le vendent pour leur compte moyennant certains droits qu’on paye. »
Observations archéologiques à Sousse
« Au bas de la ville, on trouve deux grands enclos de murailles, flanqués de demi-tours rondes, dont on a fait deux mosquées [il s’agit de la grande mosquée et du ribat de Sousse]. (…) J’ai appris qu’il y avait là-dedans des écritures gravées que les Turcs n’entendent pas ; je crois fort que ce doit être des écritures latines. J’y aurais volontiers été s’il était permis aux chrétiens d’y entrer. On garde même, dit-on, des manuscrits latins. Quoique je ne croie l’antiquité de cette ville que des premiers siècles de l’Eglise, une quantité de débris de colonnes de granit et de marbres différents, avec des chapiteaux d’ordre corinthien, me feraient facilement croire qu’elle a été bâtie sur les ruines d’une plus ancienne ville [en réalité les vestiges les plus anciens de Sousse-Hadrumète remontent au VIIe s. av. J.-C.] (…). »
Peyssonnel Jean-André, Voyage dans les régences de Tunis et d'Alger, éditions La Découverte, Paris, 2001.
Publié par
Roumi
à
6.11.06
5
pensée(s)
Catégorie(s) : Archéologie, Histoire, Livres, Tunisie, Voyage
lundi 30 octobre 2006
Un automne poétique
Publié par
Roumi
à
30.10.06
1 pensée(s)
Catégorie(s) : Cri du coeur, Poésie